✅ Réponse — Question 1
- a)
192.168.5.10 → dans la plage 192.168.x.x → PRIVÉE
- b)
8.8.8.8 (DNS Google) → hors de toute plage privée → PUBLIQUE
- c)
172.20.15.1 → 172.20 entre 172.16 et 172.31 → PRIVÉE
- d)
10.10.0.50 → commence par 10. → PRIVÉE
- e)
41.202.219.50 → hors de toute plage privée → PUBLIQUE
? Explication pour le novice
Les 3 plages privées à connaître par cœur :
10.0.0.0 à 10.255.255.255 → commence par 10.
172.16.0.0 à 172.31.255.255 → commence par 172.16. à 172.31.
192.168.0.0 à 192.168.255.255 → commence par 192.168.
Tout le reste est public ! 8.8.8.8 est le DNS de Google, accessible sur Internet. 41.202.x.x est une plage attribuée en Afrique (AFRINIC).
✅ Réponse — Question 2
a) Non. L'adresse 192.168.1.10 est privée. Les routeurs Internet refusent de router les adresses privées. Elle n'est accessible que depuis le réseau local.
b) Le mécanisme s'appelle la traduction d'adresses réseau.
c) En abrégé : NAT (Network Address Translation).
? Explication pour le novice
Pourquoi les adresses privées ne sont-elles pas accessibles depuis Internet ?
Par décision internationale (RFC 1918), les routeurs Internet ignorent et ne transmettent pas les paquets avec adresses privées. C'est une mesure de sécurité et d'économie d'adresses IP publiques.
Le NAT en pratique : Quand un étudiant Genius navigue sur pandacodeur.com depuis 192.168.1.15 :
1. Son ordi envoie le paquet avec source 192.168.1.15
2. Le routeur remplace par l'adresse publique 197.231.100.5
3. Le site voit la requête venir de 197.231.100.5
4. La réponse revient à 197.231.100.5, le routeur traduit et renvoie à 192.168.1.15
→ Transparent pour l'utilisateur !
✅ Réponse — Question 3
a) Adresses privées : 172.16.0.1, 10.255.255.255, 172.31.255.255
b) Adresse publique : 172.32.0.1
c) 172.32.0.1 : le 2e octet est 32. La plage privée B va de 172.16 à 172.31. Puisque 32 > 31, cette adresse sort de la plage privée → PUBLIQUE.
? Explication pour le novice
Piège classique : la plage 172.x.x.x
Beaucoup pensent que toutes les adresses commençant par 172 sont privées. C'est faux !
Seules les adresses 172.16.x.x à 172.31.x.x sont privées.
172.32.x.x, 172.1.x.x, 172.100.x.x sont des adresses publiques.
Mémorisez : « 172.16 à 172.31 » — seize valeurs du 2e octet (16, 17, 18… 31).
✅ Réponse — Question 4
a) Une adresse privée n'est accessible que dans un réseau local, tandis qu'une adresse publique est unique sur Internet et accessible partout dans le monde.
b) Oui ! L'adresse 192.168.1.15 peut exister chez des millions de personnes simultanément, car les adresses privées ne sont pas uniques sur Internet.
c) Non. Impossible d'accéder directement à 192.168.1.15 depuis Internet car les routeurs Internet bloquent le trafic vers les adresses privées.
? Explication pour le novice
Analogie : L'adresse IP privée est comme le numéro d'appartement dans un immeuble :
· L'appartement n°15 existe dans des milliers d'immeubles différents
· Pour qu'un facteur (Internet) livre votre courrier, il a besoin de l'adresse complète de l'immeuble (adresse publique du routeur), pas juste du numéro d'appartement.
C'est pourquoi 192.168.1.15 existe chez vous, chez votre voisin, à l'Université de Dschang, chez NkiliTech… sans conflit !
✅ Réponse — Question 5
a) Le problème serait le manque d'adresses IPv4 publiques. Il y a environ 4,3 milliards d'adresses IPv4 en tout, presque toutes attribuées. Chaque appareil avec une IP publique distincte rendrait Internet inaccessible à la majorité.
b) Les 15 ordinateurs utilisent des adresses privées en interne.
c) Plage recommandée : 192.168.1.0/27 (offre 30 hôtes, suffisant pour 15 postes + marge de croissance).
? Explication pour le novice
Pourquoi les adresses privées ont-elles été inventées ?
IPv4 ne prévoyait que 2³² ≈ 4,3 milliards d'adresses. Avec l'explosion d'Internet, elles ont failli s'épuiser ! La solution :
1. Créer des plages « privées » réutilisables à l'infini dans les réseaux locaux
2. Utiliser le NAT pour partager une seule IP publique entre plusieurs hôtes
Choix de la plage pour 15 postes :
· /28 → 14 hôtes (insuffisant !)
· /27 → 30 hôtes (suffisant avec marge) ✓
Perspective : La solution long terme est IPv6 (128 bits = 3,4 × 10³⁸ adresses), qui éliminera le besoin du NAT.